Kerrang! vient de publier une critique de l’album Empty Hands dont voici la traduction :
Le septième album de Poppy n’est pas seulement une explosion viscérale de rage, mais son œuvre la plus caméléonique et créative à ce jour…
Avec son dernier album, Negative Spaces (2024) , Poppy a placé la barre très haut, mais elle n’a visiblement pas peur de la dépasser. Peu soucieuse des chiffres et des succès, elle poursuit ce qui la passionne, à savoir l’énergie brute et débridée qu’elle trouve lorsqu’elle laisse libre cours à ses émotions sur scène. Le fait qu’elle ait une immense réserve de rage en réserve lui est certainement d’une grande aide, notamment contre ceux qui, dans la vie, accumulent les trophées sans se soucier de leur impact ni de leur durée.
Stylistiquement, Empty Hands n’est pas si éloigné de Negative Spaces, d’autant plus que le producteur alternatif de renom Jordan Fish est de nouveau aux commandes. L’album s’appuie sur ses points forts tout en corrigeant ses faiblesses, notamment en ce qui concerne le style de production de Jordan. Au lieu d’étouffer le style de Poppy, leurs univers sonores fusionnent mieux, comme sur le titre à la fois volcanique et mélodique Bruised Sky et la douceur aérienne de Guardian.
L’album est varié mais cohérent, sans jamais faiblir malgré ses treize titres, et laisse entrevoir certaines des idées les plus audacieuses de Poppy à ce jour. Parmi elles, le morceau d’ouverture, « Public Domain », est un titre industriel saccadé qui, à partir d’une voix robotique et moqueuse – « Fuck your ignorant opinions / Maybe you ain’t got a reason to live », lance-t-elle avec sarcasme –, se transforme en une performance presque théâtrale, révélant Poppy sous son jour le plus personnel.
Les morceaux les plus marquants de cet album sont sans conteste les titres les plus percutants – et leur intensité est inédite chez Poppy. Les riffs acérés de « Dying To Forget » sont aussi impitoyables que ses paroles – « Je déteste que tu sois en vie / Maintenant, la haine me réchauffera » – tandis que le titre éponyme, d’une violence inouïe, est un final bouillonnant de haine viscérale, un point culminant brillant ponctué de cris à vous déchirer les yeux. Ailleurs, elle transforme cette haine en une insolence mordante sur les rythmes entraînants d’« Eat The Hate » – « Mange la haine car je suis la juge / Dieu te frappera d’un uppercut / Tu es célibataire car personne ne veut coucher avec toi . »
Voilà ce que ça donne quand Poppy est vraiment dans son élément. Quand elle est inspirée par quelque chose qui la passionne, elle est inarrêtable, et c’est comme ça qu’elle a pu composer ce qui sont peut-être ses meilleures chansons à ce jour.
Verdict : 4/5


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